L'Âme Sud...

13 décembre 2017

12 décembre : Santiago - Puerto Montt (1000 km en avion)

Adios Santiago, bella ciudad ! Adios appartamiento Santa Lucia tan practico ! En vous quittant, nous avons marché jusqu'à la Plaza de Armas avec nos sacs, et visité le Museo Precolombino. Particulièrement apprécié la salle souterraine ‘Chile antes de Chile’ avec ses objets pré-Mapuche, de l’Ile de Pâques entre autres où nous n’irons pas car trop loin (3500 km !) et donc trop cher.

Les Mapuche, premiers occupants du Chili, 500 à 1000 ans avant notre ère, ont résisté aux Incas, puis aux Conquistadores ! Aujourd’hui, ils sont plus d’1 million et occupent une des 15 régions administratives du pays, l’Araucania, au sud de Santiago, « entre rio Biobio et rio Negro », d’où ils continuent de résister… au pouvoir central et de réclamer davantage de droits. Quand nous sommes entrés en Colombie, les journaux papiers et télé étaient pleins de la ‘bavure’ policière qui venait de faire un mort chez les Mapuche. A Santiago, ils sont parait-ils assez nombreux, mais inégalement selon les zones de la grande Region Metropolitaine, laquelle regrouperait pratiquement la moitié de la population chilienne (9 M sur 18) ! De meme, on trouve difficilement une peau noire dans cette uniformité fortement métissée.

 

Et nous voilà donc partis cette fin d'après-midi vers le sud. Avion d’1h1/2, atterrissage à Puerto Montt, la porte de la Patagonie. De la fenêtre de notre chambre, nous voyons le volcan Calbuco, un peu dans les nuages car c’est ce type de temps que nous allons avoir : pas très chaud, assez nuageux, souvent pluvieux.

 

Araucania, Patagonia, c’est l‘occasion idéale de reparler du ‘roi Antoine’ dont Philippe Lassailly nous parlait au tout début de notre voyage. Il se trouve qu’un bouquin vient de sortir (merci France Info) sur cette ‘royauté’ française du 19eme siècle. En 1858, un avoué de Périgueux ferme son étude et décide de partir au Chili aider les Mapuche contre l’Etat chilien. Ils l’accueillent avec enthousiasme, en font leur chef, et c’est ce qui l’encourage à fonder une royauté française sur l’Araucanie et la Patagonie. Deux ans après il est expulsé, avec l’aide du Consul de France au Chili. Mais la ‘dynastie’ continue de vivre en France…

 

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12 décembre 2017

11 décembre : Photos +

 

 

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11 décembre : Santiago (3)

Si la journée d’hier a été marquée par la rencontre de ces deux jeunes couples, d’horizons différents mais de (jeune) expérience presque comparable (français, la trentaine, lui ingénieur, une petite fille, treks au Chili), celle d’aujourd’hui nous a permis de rencontrer deux autres couples à la fois semblables (bourgeoisie chilienne, attache bigourdanne, âges murs, nombreux enfants) et très différents, mais à l’histoire tout aussi passionnante. On l’aura compris, nous étions arrivés à Santiago avec quatre adresses amicales ou familiales, si bien que notre pause aura été beaucoup plus enrichie de ces contacts que de la métropole elle-même !

 

Venons-en donc à cette mémorable – et gastronomique ! – journée, dont le matin a été consacrée à des activités d’intendance indispensables : règlement des 4 nuits d’appart-hôtel (au 14eme étage de la tour voisine, avec ascenseur… en panne !), activation de la nouvelle carte de Sue (dans une des innombrables banques de Santiago, parmi lesquelles Santander possède sans doute la moitié des agences !), et énième relance auprès de LATAM (sans doute en vain…).

 

Vers 13h30 nous prenons donc le métro (toujours la même ligne 1 vers l’est) et descendons cette fois à Alcantara, quartier Las Condes, un peu le Neuilly de Santiago. Nous sommes attendus pour déjeuner (à 14h30) chez les propriétaires franco-chiliens qui louent la moitié de leur maison tarbaise à Bruno et Isabelle Morin ! La calle Malaga aligne les villas cossues, et les vigiles de quartier, et nous voici arrivés, juste à côté de l’ambassade d'Algérie, situation de sécurité encore plus grande du fait d’une présence policière discrète mais réelle. La maison Dalgalarrando est superbe : en briques, sur deux niveaux, abritant un amour de jardin (terrasse, pelouse, 2 gros palmiers et 2 gros ‘ombus’, et une petite piscine). Une soubrette en uniforme nous ouvre et nous sommes reçus par Marie-Christine, ‘conseillère consulaire’, Alberto, son avocat d’affaires de mari, et aussi Alberto Junior, un de leurs 6 enfants également avocat et qui travaille dans le cabinet paternel. Après un petit ‘jugo natural’ sur la terrasse, nous passons à table à 14h45 pour un déjeuner formel : salade crevettes, succulent filet de bœuf fondant, et délicieuse glace de maracujas avec fruits de saison (mangue, pastèque, cerises), le tout accompagné d’un excellent Cabernet-Sauvignon et d’un non moins excellent Chardonnay, tous deux chiliens naturellement. Les deux avocats nous ayant quittés en s’excusant, le café est servi sur la terrasse et nous passons une bonne heure à bavarder avec la maîtresse de maison, et à découvrir son histoire basco-bigourdanne, sa vie de fière mère de famille (photos posées sur le demi-queue dans le salon, 10 petits-enfants, mais partie toujours en cours…), son activité de ‘conseillère consulaire’, sorte d’ambassadrice officieuse auprès des Français de Santiago, son rôle enfin de responsable immobilière familiale avec, en parallèle des travaux de réfection à Tarbes, la construction d’une grande maison de vacances en bois dans l’ile de Chiloé, à 1000 km au sud de Santiago. Et nous prenons congé vers 17h.

 

Il était temps, car dans 4h nous sommes attendus pour dîner, et il nous faudra bien ce délai pout être en état de faire honneur à cette nouvelle invitation !

 

Il ‘agit cette fois-ci d’une cousine d’Isabelle Roze, qui a « un mari, 8 enfants et un restaurant ». Re métro, même ligne mais deux stations de moins, station Los Leones, calle Nueva de Lyon, restaurant Baco (et non pas ‘Bar Baco’ comme l’avait écrit Isa…), où nous nous présentons à 21h precises. Nous sommes tout de suite très impressionnés : il ne s’agit pas d’un ‘petit resto’ mais d’un grand établissement spacieux, 2 étages, plusieurs salles, clair, ouvert sur jardin, et surtout un personnel très nombreux, virevoltant mais très accueillant, surtout lorsque nous faisons savoir que nous avons RV avec ‘los duenos’. Et justement les voici, Bénédicte et Frédéric Le Baux, charmants, tout sourires, elle menue, lui moins, qui nous conduisent à une table près d’une grande baie vitrée. Le personnel s’empresse, et nous choquons très vite nos flûtes de champagne, prélude à une soirée mémorable. Pour la variété et l’excellence des mets et vins, choisis et murmurés par Frédéric à l’oreille attentive des serveuses, servis sans délai, et engloutis itou par les quatre convives avec le même appétit ! Mais aussi et surtout pour l’extraordinaire aventure humaine, et professionnelle, que ces deux personnes, somme toute normales, vont nous narrer, pan par pan, toute la soirée (nous ne sommes rentrés, raccompagnés en BMW électrique, que vers 1h du matin !).

 

Il y a quelque 30 ans, Bénédicte, 15 ans, vivait en famille (sa maman sœur de Thérèse, future belle-mère d’Isabelle) à Trebons (HP), non pas dans les oignons mais dans la layette tricotée (MLT) ; elle était scolarisée a La Sede (Tarbes). De son côté (Séverac-le-Château, Aveyron), Frédéric, 17 ans, terminait son cycle secondaire chez ‘les Jès’ de Rodez. Un jour Bernadette les réunit : ils se rencontrent à Nevers, et c’est le coup de foudre. Mais bien sur il leur faudra attendre, 4 ans, pendant lesquels ils ne font que s’entrevoir le dimanche après-midi (2h, montre en main), Frédéric, alors à Purpan, faisant la navette en train.

 

30 ans plus tard, ils sont à Santiago, à la tête d’une famille de 8 enfants et 3 petits-enfants, ainsi que d’un des plus gros et surtout plus rentables restaurants de la ville : 110 salariés, 18000 clients par mois, plus de 12 M€ de chiffre par an. Baco, c’est Bacchus, ils jouent sur le vin, le bon vin chilien (et autre) : 300 crus sélectionnés, dont 200 à la carte par rotation. Des plats, français raffiné, choisis par eux, mais pas chers, pour que les additions, surtout pro, soient ‘connues d’avance’. Et le personnel tourne lui aussi, pour que l'établissement soit toujours ouvert, toute l'année. Ils sont les mieux payés du pays, car la propina (le pourboire) est intégré (seul au Chili). Ils sont évalués annuellement, par les patrons, mais aussi mutuellement. L’affaire est tellement prospère qu’ils achètent a côté, ouvrent une panaderia, et démarrent un Baco bis… à Montevideo en Uruguay (leur fille ainée).

 

Et entretemps ? Entretemps ils ont fait leur chemin, tracé leur route, bâti leur ‘fortune’ en partant de rien. D’abord ouvrier agricole, puis conducteur de tracteur à Testas (Bordeaux), il achète (à crédit ?) une entreprise de transport de viande du sud-ouest. Deux ans plus tard, ils décident de partir a) au soleil, b) dans un pays chrétien, et c) de langue ‘apprenable’. Solution : le Chili. Il achète la concession des transports de l'aéroport de Santiago (!), et ça marche. Et Béné ? Pendant de temps, une dizaine d'années, elle élève tout ce qu'elle peut : 8 enfants, 150 chevaux 1000 poules… Au bout de ces 10 premières années, il en a assez de travailler avec 3 clients, trop risqué. Ce qu’ils veulent c’est le client final, par milliers. Solution : un resto. Débuts difficiles : ‘chefs’ français, elle fait les nappes et serviettes..  et les lave aussi, quand la comptabilité est finie. Puis le bouche à oreille fonctionne, la tache d’huile s'étend, la boule de neige grossit… Et nous voilà à aujourd’hui. A cette réussite, incontestable, mais qui leur laisse la tête froide. La conclusion, qui sera aussi celle de la soirée, et de cet article hors normes, c’est Frédéric qui la prononce, avec l’assentiment visuel de Bénédicte : « Oui, ça marche bien… mais dans 5 ans, on aura vraisemblablement démarré autre chose… » !

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11 décembre 2017

10 décembre : Photos +

 

 

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10 décembre : Santiago (2)

Réveil 8h (c’est tôt, car on dort bien dans notre appart !), parce que nous avons deux rendez-vous en ville ce matin :

 

1er RV : Petit-dej avec Stéphane et Alexandra. Nous nous lançons dans le métro de Santiago, station Bellas Artes, achat d’une ‘carta Bip’, valable pour plus d’1 personne, et d’une ‘recarga’ de plusieurs voyages, le tout pour 5000p (7€) ; très beau métro, pas très vieux, belle déco, grandes fresques ; arrivés à Escuela Militar (8 stations), nous finissons par retrouver Stephane et Alexandra en voiture, celle de la tia (Alex en a…9 !) chez qui nous allons partager le petit dej ; magnifique appart, belle vue sur ce barrio Las Condes (très cossu…) où nous sommes attendus pour déjeuner demain (par des amis des Morin) ; agréables retrouvailles avec S et A autour d’un bon petit dej, mais Noémie est restée chez sa grand-mère ; et récup de la nouvelle carte bancaire de Sue, à activer demain matin dans un cajador intérieur a une banque... PARLER DU QUARTIER !!!

 

2ème RV : Apéro chez Cécile et David Fourcade.

Nous y arrivons en métro + à pied à travers le Forestal. Cécile nous ouvre, avec Julia, David est chez le coiffeur. Incroyable appart au 8eme étage avec grand balcon sur le Forestal et le Cerro San Cristobal. Agréable moment à deviser et surtout à regarder le superbe livre de photos (Pixum sur internet, 80€) de leur formidable voyage/trek à travers Brésil, Argentine et Chili en 2013. David rentre au moment où nous partons, et Julia qui s’était endormie dans la cuisine se réveille.

 

Ces deux coups d’œil dans la vie de ces deux jeunes couples, aventureuse d’un certain point de vue, un peu (trop) facile d’un autre, nous ont un peu sortis de notre bulle. C’est vrai que leurs voyages, passés ou à venir, paraissent plus spectaculaires que le notre. C’est vrai que contrairement à nous ils ont vraiment marché sac au dos et dormi à la dure. C’est vrai qu'ils ont souvent ‘essayé des trucs’ (trek en Terre de Feu, stop en camion, parapente,…) que nous n’avons pas osés ou n’oserons pas tenter. Mais…

 

Mais, tout d’abord, ils ont la moitié de notre âge, voire moins. Mais ils sont d’une génération qui traite le monde comme nos grands-parents traitaient leur village, nos parents leur pays, et nous-mêmes notre continent. Mais, surtout, leur tourisme est bien plus une quête d'adrénaline et d'émotions fortes qu’une lente, patiente, et forcément lacunaire, découverte d’autres groupes humains avec leurs langues, leurs coutumes et leurs traditions, et leurs façons de les vivre aujourd’hui sous d’autres latitudes et longitudes que les nôtres. D’une certaine façon, je trouve presque… indécent de traverser le continent sud-américain sans parler espagnol ou portugais, sans connaître la vie ou même le nom de ceux qui se sont battus pour la conquête puis d’autres pour la liberté, ou, pire encore, de ne pas chercher à les comprendre ou les connaître.

 

Pour laver cette ombre à notre AmeSud, nous montons au 22ème étage… laver notre linge. Il y a en effet en haut de notre tour une superbe laverie avec 8 lave-linges et 8 séchoirs. Autre avantage du petit appart, décidément bien agencé.

 

Puis c’est notre promenade d’avant-diner, c'est-à-dire 18-20h, où nous allons ce soir voir un peu à quoi ressemble le barrio Bellavista, au nord u Rio Mapucho. Réputé refuge pour les intellos et surtout les rebelles au régime fascisant de Pinochet, il est aujourd’hui très assagi : petites maisons basses colorées, maisons du 19eme avec leurs jardins, mais surtout pas mal de clubs, cultureux, théâtraux ou musicaux, avec hélas la crasse et le délabrement qui semblent aller avec. Dans ce contexte, au pied du San Cristobal, la 2eme maison de Neruda, la Chascona (surnom donné à son épouse du moment aux cheveux emmêlés…) détonne un peu.

 

Au diner, grande platée de légumes bouillis (tomates, champignons, brocolis, et quelques olives pour saler) accompagnant deux petites empanadas du supermarché, plus framboises et ananas au yaourt pour le dessert…

 

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10 décembre 2017

9 décembre : Santiago (2)

Grand tour à pied dans notre barrio du Centro Historico : églises, rues piétonnières, Bourse, animation extrême dans les rues, Cathédrale, Plaza de Armas, Mercado… Conçu et réalisé dans les fonderies britanniques, puis transporté en pieces détachées et monté ici, le Mercado de Santiago n'est plus aujourd’hui qu’un ‘food court’ dont Donde Augusto occupe une bonne moitié ! Résultat : comme il est déjà 14h et que nous avons faim, nous y déjeunons d’un caldillo de congrios et d’une salade. Retour maison, sieste.

 

Mêmes impressions qu’hier, avec deux éléments en plus :

  • Beaucoup d’arbres, le long des rues, sur les places et dans les parcs : palmiers, exotiques et magnifiques au contact du vent ; jacarandas, au delicates fleurs violettes ; araucarias tarabiscotés, ou leurs cousins...
  • Vitesse des véhicules : c’est vrai, le dessin de la ville s’y prête, mais les bagnoles et les bus bourrent comme des malades ; et ce n’est pas qu’une impression, j’ai interviouvé un taxi qui m’a avoué que le 80 n'était pas rare…

 

A part ça, j’ai été officiellement déclaré guéri de mon pied par une pharmacienne diplômée, ce qui doit normalement me faire une belle jambe…

 

Après sieste, nous décidons de monter au Cerro San Cristobal, juste un peu plus au nord que le Cerro Santa Lucia de l’autre côté du Mapucho, qui, entre parenthèses, est d'une teinte quasi chocolat (au lait) et débite à une vitesse folle dans son couloir bétonné… Le Cerro culmine à 300m au dessus de la ville, une sorte de Tour Eiffel, mais pour y monter le funiculaire est en révision pour 3 mois et il n’y a que à pied (1h) ou en bus ; nous décidons de monter en bus et de descendre à pied…

 

Là-haut, la foule est un peu différente de celle d’hier à l’autre cerro : ici, c’est le cerro de la Virgen, il y a un sanctuaire, et l'atmosphère est un peu moins frivole et un peu plus recueillie. Hier, ça a du être quelquechose, avec une messe par heure au sanctuaire tout en haut…

 

Valdivia a vraiment eu le nez creux en choisissant ce coin pour créer la ville : un espace immense, très fertile, entouré de montagnes arides tout autour, suffisamment hautes pour être enneigées et renvoyer dans la plaine au printemps l’eau de fonte de leurs neiges.

 

Diner à l’appart, dodo pas trop tôt (faut bien respecter les coutumes locales…), mais pas trop tard non plus…

 

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09 décembre 2017

8 décembre: Photos +

 

 

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8 décembre : Valparaiso - Santiago (200 km en voiture)

Comment ça 200 km, il y en a tout juste 100 ! Ouais, mais ça c’est sans le pèlerinage de la Fête de l’Immaculée Conception du 8 décembre, sans le rassemblement de 1 million de Chiliens au Santuario de Lo Vasquez, en passant à pied, à cheval, à bicyclette, ou à genoux, sur l’autoroute… Du coup, elle est coupée et il nous faut la quitter pour effectuer un grand circuit par le Nord, par Calera où nous étions il y a 3 jours… Sur le chemin, revu la silhouette de l'Aconcagua, toujours aussi irréelle, et aussi des vignes, des vignes, des vignes… beaucoup plus réelles. Heureusement, nous avions pris un peu de marge, donc avec la ‘tolérance’ du loueur ça devrait aller… Et effectivement ça va, Europcar se fiche de la marque du pneu neuf, et nous voilà attablés à l'aéroport devant un Pisco Sour pour marquer le coup, et décompresser…

 

Bus urbain de l'aéroport à la ville et premières impressions de Santiago. Très grande ville (6-7 Mhab), ça faisait longtemps, depuis La Paz en fait (15 jours, quoi…), qu’on n’avait pas vu ça. Une fois passés quelques abords un peu vieillots, nous voici dans un univers urbain très nord-américain : grandes avenues claires et propres, grands immeubles, grande circulation. Mais beaucoup de gens à pied, ou à vélo : et oui c’est un vendredi férié. Et cela augmente encore lorsque, descendus du bus à Los Heroes, nous faisons à pied quelque 2km sur l'énorme avenue O’Higgins. Et soudain, à mi-chemin, le choc. Au sommet d’un énorme ‘mat’ de 30m de haut flotte un gigantesque drapeau chilien, et en face, au bout d’un grand espace vert, se présente discrètement le Palais de la Moneda. Discrètement, parce que nulle dorure ou nul artifice architectural ne vient troubler la belle, classique, et presque triste, ordonnance des deux étages de cet édifice historique. C’est en effet là que Salvador Allende fut investi président (marxiste) de la république du Chili en 1970 et que, 3 ans plus tard, sous les bombes et la mitraille de Pinochet, il se suicidait dans son bureau. Le raccourci de souvenirs qu’offre ce simple bâtiment est de ceux que l’on n’oublie jamais.

 

Nous découvrons notre ‘departamiento amoblado’, au 10eme étage de la Torre B d'un ensemble totalisant… 1700 apparts-hotel ! A 2 personnes en moyenne par unité, c’est toute la population de Ste Bazeille qui circule là-dedans en permanence ! Ca fait un peu studio de ski : chambre, TV, kitchenette, canapé, fer à repasser, pour 45€ la nuit ça devrait aller. Bien sur c’est pas du flambant neuf, il manque des petits trucs ici et là, mais l’ensemble est correct. Et surtout il est idéalement placé.

 

Anéfé, hier soir entre 6h et 8h nous avons fait pratiquement la moitié… du Routard sur Santiago ! Mais non, je galèje… allez, 1 ou 2 pages. La ville s'étend d’est (aéroport) à l’ouest (cordillère) en suivant par le sud le Rio Mapocho (fermement canalisé), avec une succession de ‘barrios’ de plus en plus chics (friqués), laissant au nord le quartier des intellos et rebelles (Bellavista, un peu bohème), et tout autour les ‘poblaciones’ (quartiers ouvriers). Pour notre part, nous sommes à 10 mètres du petit parc de Santa Lucia, cœur du cœur de ville puisque c’est sur cette mini colline que Valdivia créa Santiago del Nuevo Extremo en 1545 et que Mckenna y  est enterré, son copain O’Higgins ayant préféré se garder l’avenue qui la souligne au sud. En ce vendredi soir férié de quasi-été (les grandes vacances du continent commencent ce ouikène) la foule s’y presse, mais une foule relax, en shorts-chemisettes-tongs, qui abuse des ‘selfies’, mange des glaces ou des ‘mote con quesillo’ (‘soupe’ froide de blé et de morceaux de pêche sèche…) et ne sait pas où se trouve l'Aconcagua… Dans les parties herbeuses et ombragees se pressent, autrement, de nombreux couples de diverses compositions.

 

Quittant le cerro Santa Lucia (le premier rencontré, et sans doute le seul au monde, où une dame à l'entrée écrit dans un cahier vos noms, prénoms et adresses !!), nous faisons les 100 mètres qui nous séparent du Parc Forestal, un parc formidablement ombragé, agréable et populaire qui longe le Mapucho sur plusieurs kilomètres. Et puis, réalisant que Cécile Querol (fille de Danielle B/T) habite exactement là avec David (Fourcade) et leur petite fille, nous sonnons à leur porte, mais en vain. Un gros chariot de supermarché plus tard (ben, c’est pour 4 jours), nous rentrons chez nous pour une tambouille perso bien agréable, accompagnée d’un Cabernet-Sauvignon local et très gouteux.

 

 

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7 décembre : Photos ++

 

 

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7 décembre : Photos +

 

 

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