Nous savions depuis longtemps que nos retrouvailles avec Robin et Binka Lebreton seraient un moment exceptionnel : nous ne nous trompions pas.

 

Sacs refaits ‘à neuf’ nous quittons la maison à 8h, ce qui nous permet d’escalader les 300 marches de l’escalier situé en bout de rue, avec l'idée qu’elles pouvaient conduire à un début de favela. En fait, pas du tout, seulement à une autre petite partie de la ville. Tant pis, mais ceci ne nous fait pas regretter de ne pas avoir ‘visité une favela’ : malgré le double intérêt que cela pouvait représenter, sociologique pour les visiteurs et pécuniaire pour les visités, nous ne nous voyions pas du tout débarquer en groupe de riches voyeurs séniors au milieu de la pauvreté…

 

Nous hélons un taxi, jaune bien sur, et nous voici à l'aéroport où nous avions réservé l’avant-veille par internet une petite Fiat Palio chez Avis. Et à 10h nous voilà partis pour l’aventure du Brésil en voiture !

 

Première observation : on ne roule pas vite, vitesse limite 80 même sur autoroute, sauf certaines toutes petites portions ou l’on peut monter jusqu'à 110. Deuxième observation : les routes sont très bien signalisées, panneaux partout, même pour signaler les radars (peu nombreux). Troisième observation : dans l’ensemble les Brésiliens conduisent bien, ils respectent la signalisation, à part, comme partout, le barjot de service.

 

Nous n’avons pas trop de mal à quitter l'agglomération de Rio, puis grimpons dans la ceinture montagneuse à travers la forêt dense (sans doute primaire), avant d’entrer dans l'état de Minas Gerais (grand comme la Fance !) et de rouler sur 250 km de collines de plus en plus arides, plein nord. Bientôt, c’est Muriae, puis Rosario da Limeira, puis – heureusement que nous avions les indications très précises de Robin – 8 km de piste jusqu’à Iracambi !

 

Nos amis anglais Robin et Binka Le Breton vivent ici depuis près de 30 ans, après avoir acheté une ferme et démarré un centre d'étude et de protection de la forêt. Ils ont construit la grande maison où ils nous reçoivent avec chaleur et générosité. Nous passons la soirée à (essayer de) rattraper notre retard en nouvelles réciproques.