Émotions du départ. Dernières photos, dernières embrassades, derniers échanges. En descendant – au pas – la colline, nous nous sentons prêts à faire demi-tour et à nous installer pour toujours dans ce havre de paix, d'équilibre et de bienveillance…

 

La route est belle, ondulant entre champs de caféiers en fleurs blanches, croupes de collines dénudées et versants escarpés : cette partie de Minas Gerais est quasi montagneuse.

 

4 h plus tard, nous arrivons à Ouro Preto, littéralement Or Noir, ainsi nommée pas du tout pour son pétrole mais pour les tonnes d’or recouvert d’une pellicule de fer noir arrachées à ses collines à partir de la première pépite (1700) jusqu'à l'épuisement du gisement (c.1800). Très escarpée, elle n’est vraiment pas faite pour les voitures… mais nous finissons par trouver la ‘pousada’ sélectionnée par Sue, Nullo Neno, dans une rue à… 20% ! Jolie petite chambre, terrasses dominant la vieille ville, wifi of course, et aussi ‘garagem’ tout près.

 

Petit repas sur le pouce (‘rodizio’ ou buffet), et visite de la ville. Hérissée d'églises, traversée de ruelles incroyablement étroites et surtout pentues, bordées de jolies maisons aux balcons de fer forgé et aux encadrement colorés, Ouro Preto (70 000 hab tout de même) n’est pas qu’une ville témoin de la ruée vers l’or du 18eme siècle.

 

Coucher pas si tôt que ça à cause des derniers matches de qualification des pays d’AmLat pour la Coupe du Monde de foot en Russie (2018)…