Ce 3eme et dernier jour à Salvador a été largement consacré à la préparation de la suite. En effet, n’ayant rien réservé avant le voyage, nous sommes bien obligés de le faire pendant.

 

C’est dimanche aujourd’hui et les églises et autres centres de prière font le plein. Le front de mer et les plages aussi, envahis qu’ils sont de la même foule bigarrée qu’hier, et toujours fringuée n’importe comment, voire, pour certains, très peu... Il faut dire que Salvador est d’une part une très grande ville (3 Mhab), et, d’autre part, une très grande ville particulièrement décontractée.

 

Un taxi nous amène à la ‘rodoviaria’ (gare routière), institution fondamentale dans tout le Brésil, où nous obtenons confirmation que le paiement en ligne par carte est impossible aux étrangers, et que la seule compagnie, parmi la bonne centaine que compte le pays, qui dessert la ville de notre choix, Maceio, est la Companha Rota, et que le départ est demain à 12h15 et l'arrivée… à 23h. Onze heures pour 400 km, il doit y avoir plusieurs arrêts… Enfin, nous verrons bien, et puis nous avons pris la catégorie ‘semi-leito’ ou demi-lits, ce qui devrait rendre le trajet pas trop inconfortable (?).

 

Munis de nos tickets, nous retournons en taxi sur le front de mer, à deux pas de chez nous (NB pour les enfants : presque comme à Ca’b !) et suivons les autres promeneurs, entre le fort et le phare, puis entre le phare et le fort. Un ‘buffet livre’ à 6€ nous remplit la panse, mais nous avons failli y perdre notre langue (enfin, façon de parler…) : moi qui me targue de manger de la harissa à pleines cuillères, je n’avais jamais été aussi mal qu'après avoir gouté la ‘piquante’ bahienne… et Sue, n’en parlons pas !

 

La sieste est entièrement consacrée à la planification du reste de notre séjour au Brésil, c'est-à-dire en principe jusqu'au 27-28 octobre où nous devrions entrer en Colombie. Mais pour réserver en ligne ensuite (avions, voitures, bateaux, pousada), le tout petit écran c’est vraiment pas le pied… M’enfin, nous y arrivons à peu près, et ça donne ça :

  • Lundi 16 : Salvador-Maceio (en bus)
  • Mardi 17 et mercredi 18 : Maceio- Recife (en voiture)
  • Jeudi 19 et vendredi 20 : Recife
  • Samedi 21 : Recife-Belem (en avion)
  • Lundi 23 : Belem-Santarem (en avion)
  • Mardi 24 et mercredi 25 : Santarem-Manaus (en bateau sur l’Amazone…)
  • Jeudi 26 et vendredi 27 : Manaus
  • Samedi 28 : Manaus-Tabatinga (en avion)

 

Et puis nous retournons en fin de journée sur la ‘orla’ (bord, front de mer), toujours beaucoup de monde, la plage se vide, nous descendons faire tremper nos pieds, l’eau est tiède… En remontant, après avoir gouté un ‘aracaje’ (beignet de farine de haricot fourré de crevettes et de ce qu’on veut), nous tombons sur un moment magique : devant un des nombreux bars à musique un grand cercle de badauds contemple une trentaine de couples improvisés virevoltant au rythme des danses diffusées par les hauts parleurs, avec infiniment de grâce, de sentiment de plaisir et d’abandon…