L’aventure, par définition, c’est l'imprévu, non ? Et bien aujourd'hui, nous avons eu quelques imprévus…

 

C’est d’abord, ce matin, une petite pluie fine, tropicale, pas vraiment imprévue, mais qui nous a tout de même surpris… Pas vraiment de quoi nous mouiller, température toujours dans les 20-25 dès le matin, et un beau ciel un peu chargé au dessus d’un océan à marée basse ; cet endroit a vraiment beaucoup de charme.

 

Ensuite,c’est l'impossibilité de payer l’auberge avec nos cartes bancaires : refus de toute carte non brésilienne. Coup de chance, en fouillant toutes nos poches, nous arrivons à réunir la somme due, à 5 Reals près (1,5€) dont le patron nous fait cadeau. Mais plus un rond en poche, rien, nothing, niente, nada, oualou...

 

A peine quelques minutes plus tard, la voiture qui nous double nous fait de grands gestes pour nous indiquer que le pneu arrière droit est crevé… Que faire ? Nous pourrions simplement intervertir ce pneu avec la roue impeccable fournie dans le coffre de la voiture et poursuivre notre route ; et de fait c’est ce que nous faisons, mais en nous arrêtant dans une petite ‘borracharia’ artisanale (rien à voir avec une saoulerie de groupe, c’est comme ça que l’on désigne ici les réparateurs de pneus !) où nous expliquons que nous n’avons plus d’argent en espèces… Qu’à cela ne tienne (enfin, sans doute quelque chose dans le genre) nous répond le patron, c’est 35 Reals mais je vous fais ça gratis ! Pas question, répondons-nous, nous pouvons vous donner un billet de 20 Euro, changeable à la banque pour le double (70 reals) ! Et nous repartons vers le bac du rio xxxxx qu’il nous faut traverser… Tiens, le bac, justement, ça n’est que 15 reals… mais nous ne les avons pas ! Demi-tour, retour chez le mécano. Pouvez-vous nous donner 15 reals pour le bac, et vous êtes encore largement gagnant ? Ben, bon, d’accord… Et nous passons notre premier bac.

 

50 km plus loin, voici Maragogi, la grande ‘ville’. Magnifique agence de Banco do Brasil. Distributeur itou. Mais moment d'angoisse : « Montant supérieur au retrait quotidien toléré », tant avec ma carte que celle de Sue… Après plusieurs manip, nous parvenons tout de même a quitter la banque et la ville avec un peu d'oseille. Fin de ‘l’aventure’.

 

De quoi nous calmer en tout cas et nous permettre d’admirer la beauté de cette route littorale, dite ‘routa ecologica’, qui déroule ses pavés, oui ses pavés, au milieu des cocotiers, des hibiscus et des bougainvillées, à deux pas des plages de sable blanc d’un Atlantique couleur topaze…Nous n’y résistons pas, d‘ailleurs, et piquons une tête derechef, dans de gentilles vagues tièdes (bien moins tapantes et tirantes qu’à Capbreton), avant de déguster une assiette de crevettes ‘oleo e alho’. Mmmmm !

 

Nous arrivons à Recife un peu avant le coucher du soleil (17h30), suffisamment tôt pour trouver dans cette ville ‘à l'américaine’ les deux hôtels sélectionnés grâce à booking.com et le GPS du téléphone, choisir le second et nous reposer un peu.

 

Petit hôtel de 4 étages, en fait minuscule, entouré qu’il est de monstres de 40 ou 50 étages, dans la rue parallèle au front de mer (NB pour les enfants : un peu comme la rue de Madrid à Ca’b). Petit supermarket du coin, ‘diner’, dodo, fenêtre ouverte sur brise marine plutôt que clim clinquant…