Nuit calme, la 2ème de suite ! Savoureux petit dej, comme d’hab depuis le début, ou peu s’en faut. Recife, nous voici !

 

Premiers pas sur le front de mer, littéralement à 100m de l'hôtel. Imaginez une plage, de sable blanc, pas excessivement large mais longue de près de 10 km, bordée successivement d’un mur de soutènement, d’un large trottoir ombragé (cocotiers et filaos), d’une piste cyclable matérialisée, d’une avenue á 3 files à sens unique, d’un trottoir un peu plus étroit, et enfin d’une rangée quasi ininterrompue de ‘tours’ de 100 à 150 mètres de hauteur… Omission : en premier, avant la plage, l'océan, dont les vagues se brisent sur un récif (d'où le nom de la ville) longitudinal, parallèle à 20-30 m de la plage, et qui détermine donc des ‘piscines naturelles’ entre récif et sable, bien pratiques pour se baigner à marée basse sans crainte des… requins ! Car ils sont là, au-delà du récif, prêt à sauter à marée haute dans les piscines naturelles… En tout cas c’est ce que disent tous les panneaux de mise en garde le long du front de de mer.

 

Certains parlent d’un Miami brésilien, d’une défiguration du littoral, et je ne sais quoi d’autre. Nous, nous avons trouvé que ce bord de mer était assez réussi, presque esthétique, et en tout cas très impressionnant. Que La Baule nous a semblé petite, lointaine et riquiqui devant cet énorme arc de béton blanc posé au bord d’un océan bleu-vert frangé d’écume ! Et nos amis Lamaison et Lebreton qui y ont vécu 3 ans il y a environ 35 ou 40 ans (sans se connaître) ont eu bien de la chance.

 

Car Recife (2 ou 3 Mhab) est une grande ville passionnante. Le bus ce matin nous emmène jusqu'aux quartiers d’origine de la ville, certes précédés historiquement par le port d’Olinda tout proche (1515 ?), mais très intéressants. Aujourd’hui en effet, le port de Recife d’est déplacé plus au nord, et c'est tout le quartier qui est petit à petit réhabilité, les immeubles coloniaux étant petit à petit restaurés et les grands entrepôts affectés a d’autres fonctions. C’est le cas en particulier de la Casa do Sertao, un musée à la gloire de cet espace mythique, quasi désertique, qui est très présent dans l'âme brésilienne. Superbe projection de 16 minutes à 180 degrés. En sortant, petit café avec un fonctionnaire des impôts qui nous cite Biarritz, Hossegor et Capbreton !

 

Le second grand moment de la journée est notre pérégrination dans le grand marché de cette partie de la ville. Fouillis inextricable de stand et d'étals de la totalité de ce que le pays, voire la planète, a à offrir. L’enseigne vue au Sénégal « Ici vente tous vos achats » s’applique parfaitement à la situation ! Et Sue y trouve de quoi remplacer sa ceinture vieille de 30 ans…Nous y goutons aussi le ‘caldo de cana’, du jus de canne broyée devant nous, bon mais étonnamment sucré…

 

Petit tour nostalgique à l’ancienne gare, puis à l’ancienne (énorme) prison aujourd’hui convertie en galerie commerciale… avant de nous engouffrer dans le métro, qui nous ramène à notre hôtel de Boa Viagem, Aquamar Praia, avec petit détour au petit supermarché du coin où nous achetons de  quoi grignoter en chambre.

 

Troisième grand moment de la journée. Nous ressortons de nuit, vers 19h, pour un petit tour sur la ‘orla’, encore plus animée que ce matin avec marcheurs, joggers, coureurs, et autres  cyclistes. Et puis, nous atteignons la petite Praca de Boa Viagem, tout près de l'hôtel, et là c’est le coup de foudre : des dizaines de petits stands artisanaux, tous identiques avec leurs petits panneaux bleu et blanc, et de très jolies choses, et aussi de très bonnes choses car il y a ‘à voir et à manger’… Dommage que nous ayons déjà mangé. Puis, toujours sur la même place, une belle petite église toute bleue, datant de 1707, bondée de 200 personnes environ (un jeudi soir d’octobre à 19h30), de tous genres, tous âges, tous milieux, tous chantant avec ferveur, et par cœur, toutes portes grand ouvertes… Et enfin, tout contre l'église, une placette ronde avec degrés en pierre tout autour, et un guitariste chantant avec micro et boite à rythme. Et les deux sortes de chants se mêlant parfois en une sorte d’harmonie populaire et chaleureuse qui rendait tout le monde heureux...