(Corrections : Brasilia-Salvador : 1060 km, et Recife-Belem : 1680 km)

 

La voilà donc cette cité mythique, phare sur l’embouchure de l’Amazone… Eh bien non, tout faux. D’abord ce n’est pas vraiment une cité mythique, mais plutôt élastique, car son ère de gloire s’est limitée au caoutchouc fin 19 / début 20. Ensuite, elle n’est pas du tout à l'embouchure de l’Amazone, mais sur un rio / bras de mer situé à plus de 200 km au sud-est de ladite embouchure ! Donc nous ne voulions lui accorder que ce qu'elle mérite, à savoir 24 heures.

 

Or la vie est ainsi faite que le premier bateau pour Santarem ne part que… mardi soir. Donc - à nouveau muni du Routard qui nous était finalement revenu - nous avons essayé un plan B, consistant à sauter dans un avion pour Santarem dés aujourd’hui et dans un bateau Santarem-Manaus dès le lendemain. Malheureusement, les billets de dernière minute étaient à des prix astronomiques… D’où le retour au plan A, le plan actuel. Et nous retournerons donc demain matin lundi 23 au Terminal hidroviario de Belem, obtenir de l’agence les vrais horaires (rigoureusement impossible sur internet).

 

Cela dit, pour ce que nous en avons vu jusqu'à présent, Belem semble assez sympa, un peu comme toutes les villes maritimes où flotte un sentiment de ‘tout est possible’… Grandes avenues, à sens unique, bordées de manguiers géants, quelques édifices témoins de la grandeur passée, comme par exemple le Teatro de Paz sur la Praça de la Republica, mais aussi la longue série des entrepôts maritimes en partie convertis en centres de loisirs, rencontres et, quand même, excursions fluviales.

 

En fin après midi, nous nous joignons aux foules de notre quartier (Nazare) qui vont exprimer leur dévotion à la Virgen éponyme, devant et dans l'église du même nom (1000 personnes chantant a tue tête et par cœur), en face d’une énorme fête foraine avec montagnes russes, grand huit, train fantôme, barbe à papa et tout le tintouin, les gens passant en continu de l'église a la fête et vice versa.

 

Vrai repas, le premier depuis plusieurs jours si l’on excepte les petits dej, retour à l'hôtel, re-douche, dodo.