Voilà, il est 14h ce mardi 24 octobre, nous sommes dans le hall de réception de l'hôtel, au frais et tel branché, attendant 16h que le ‘cha da tarde’ ouvre ses portes pour un petit repas avant la grande aventure, puis 17h qu’un Uber nous emmène à l'embarcadère du Nelio Correa pour un départ vers 19h et une arrivée à Santarem… trois jours plus tard !

 

Ce matin nous avons préparé notre départ en profitant de la voiture de location pour aller repérer notre embarcadère (avec quelques difficultés), retirer encore un peu de sous, acheter un hamac (…), rendre la voiture et rentrer à l'hôtel boucler nos sacs.

 

17h, nous montons dans notre Uber, puis à bord du Nelio Correa avant 18h, au milieu des dockers de tout poil qui chargent plein de trucs… Nous prenons possession de notre ‘suite’ : 2m sur 1,50m, 2 lits superposés (sans draps mais avec oreillers), un clim pas trop vieux, une petite porte ouvrant sur le ‘coin d’eau’ (1mx1m, lavabo, douche, wc). Strict minimum, vieillot et donc plus très frais. Mais ça devrait aller…

 

Il y a trois ponts : l'inférieur, réservé à l'équipage et aux marchandises ; le moyen, où se trouvent la plupart des passagers, soit dans la dizaine de micro cabines à l’avant, soit surtout dans des hamacs pendus assez serrés ; le supérieur, enfin, avec le bar (et sa musique à donf !), d’autres hamacs, moins nombreux, et une demi douzaine de cabines triples ou dortoirs. Au total, sans doute pas loin de 100 personnes (?) sur un bâtiment entièrement métallique, d’une quarantaine de mètres de long sur une douzaine de large et sans doute vieux d’une bonne cinquantaine d’années, si pas plus.

 

19h, on croit le chargement terminé, mais pas du tout : les chariots de cartons et de balles diverses se succèdent, tous déchargés à la main par une dizaine de dockers ; et voici un énorme camion plein de cageots de tomates vertes… C’est sur on va partir avec du retard. Mais les 5 bleds paumés où il est prévu que le bateau s'arrête dépendent entièrement de lui pour tout leur approvisionnement.

 

20h30, là ça y est, le camion est vide. Mais que sont ces lumières qui approchent ? Un deuxième camion, également rempli de 1000 cartons de 10 kg de tomates vertes, soit 10 tonnes de plus à charger dans la cale du bateau… C’est fou ce que ça contient un bateau !

 

22h15, c’est maintenant le tour des paquets de bouteilles en plastique (boisson alcoolisée selon la barmaid/cantinière), il en arrive 5 puis 6 puis 8 chariots pleins… non, 10…

 

22h45, il semblerait que ça se tire… Eh oui, encore deux motos, et on largue les amarres ! Oh non, la fille et la mère de la patronne de la compagnie (blonde, pantalon et talons hauts) sont restées à bord ! Vite, on les aide à sauter…voilà, c’est fait, 23h15, nous sommes partis !

 

Et au dodo sans demander notre reste… Ca ne tangue pas, mais ça roule un tout petit peu…