Première douche avec sensation d’eau ‘froide’ depuis…un mois ! C’est sur, nous sommes en ‘altitude’ (365m…), mais il fait quand même un bon 25 à l’aube.

 

D’abord petit dej : en face de l'hôtel (‘non incluido’) nous montrons les 12 Reals brésiliens qui nous restent, ce qui nous vaut chacun une assiette de riz et œufs brouillés plus un grand café. Vale.

 

Ensuite retirer des sous. A pied, au milieu d’un joyeux désordre (c’est Halloween, 2 jours de fête), sous un beau soleil un peu moins chaud qu’à Manaus, à travers le canevas strictement orthogonal des ‘carreras’ (nord-sud) et des ‘calles’ (est-ouest), nous cherchons un ‘cojedor automático’ qui nous délivre des centaines de milliers de pesos… au taux approx de 3500 pesos par euro !

 

En sortant del Banco Popular, nous hélons un tuk-tuk (et oui ! de conception indienne) pour un tour d’1/2 heure à la découverte de la petite ville (45000 hab, en pleine amazonie, 1ère  vraie ville à 2h d’avion…). Et puis nous allons un peu tôt à l'aéroport pour les formalités d’immigration (nous sommes clandestins…) et de départ (14h40 pour Bogota, et un ‘premier 3000’ !).

 

Décollage après une interminable attente dans la chaleur moite (que nous regretterons ?). On ne voit pas grand-chose à cause du couvert nuageux, mais le suivi du vol sur écran est instructif. La forêt amazonienne est loin de s'arrêter à la frontière brésilienne, en fait elle couvre la moitié des quatre ou cinq pays dits andins (Colombia, Ecuador, Peru, Bolivia et même Paraguay) dont la géographie est du coup assez simple : forêt (mata en portugais, selva en espanol) à l’est, montagnes au centre (Cordillera), plateaux et plaines côtières à l’ouest.

 

Arrivée tendue, voire chaude, mais tout de même pas tout à fait glauque (gradation du Gak…) : violente perturbation sur Bogota, interdiction d’atterrir, 20’ d’attente à tourner dans les turbulences… Finalement nous y voilà (ouf, comme disait le cdt de bord !). Taxi pour 13 km. Et là, la grande découverte : grande et belle ville, propre, disciplinée (il faut bien avec 10 Mhab), impressionnante. Tout au moins cette partie de la ville, car Bogota est très étendue.

 

Notre hostal, Casa Platypus (le proprio est australien) se trouve dans la partie la plus ancienne de la ville, La Candelaria, collée à la montagne à l’est : c’est une jolie vieille maison, intérieur tout en bois, peu de clients.

 

MAIS SURTOUT QU’EST-CE QU’ON CAILLE !!! D’accord on est à 2600m, mais perdre 20 degrés en 2200m (Leticia est à 400) ça fait être un record. Car il fait ce soir 11 degrés !!! On verra demain matin, mais cette nuit c’est pull sur le pyj…