Apres un petit dej super classe, départ pour l’ouest, c'est-à-dire escalade de la Cordillère Centrale jusqu'à 3300m (La Linea) suivie d’un café au sommet (sucré…) et d’une re-dégringolade jusqu'à Armenia (1600m) avant de regrimper un peu jusqu'à Salento (2000m). Avant tout autre commentaire, il faut dire que nous avons été vernis, sans le vouloir du tout, car nous sommes samedi et les camions sont interdits à la circulation tout le week-end ! Autrement, au lieu de 3h nous aurions mis au moins le double… Et quel parcours magnifique !

 

En montant la ‘route aux 1000 virages’ (plutôt 10 000? mais énorme aménagement en cours de réalisation car c’est la seule route entre les ports du Pacifique et la capitale !), beaucoup d’habitations sommaires tout au long, et derrière, successivement, sur les flancs des montagnes de part et d’autre, des océans de bananiers, puis des torrents de haricots, et enfin des pâtures d’altitude à faire pâlir nos estives… En basculant de l’autre côté, changement de décor avec beaucoup de boisements (d’eucalyptus surtout), et moins de monde. Mais toujours la mélodie des verts et le souffle de la vie simple et heureuse (?).

 

Deux mots sur la conduite en Colombie :

  • D’abord, encore une fois, chapeau au réseau routier (densité, surface, signalisation) ; plus d’une heure pour sortir de Bogota, mais ensuite bravo à ‘l’autoroute’ jusqu'à Ibague, en fait une 4-voies avec accès multiples et incontrôlés, mais certitude de n’avoir rien à craindre qui vienne d’en face…
  • Mais un carton rouge aux conducteurs colombiens, complétement indisciplinés, conduisant un peu à la tunisienne, avec, notamment, clignotant totalement optionnel, utilisation de la voie de gauche pour les véhicules lents, et doublage… de n'importe quel côté !
  • Limitations de vitesse partout, mais totalement ignorées, même en présence de militaires le doigt sur la gâchette mais se contentant de lever le pouce à chaque voiture comme pour signifier ‘Pas de danger, la voie est sûre’…

 

A l'arrivée à Salento, petit village (4000 hab !) mais très touristique, pas un seul ‘gringo’, uniquement des bogotados venus passer le long week-end (lundi férié pour compenser le Jour des Morts tombé le week-end dernier), nous nous tapons, comme tout le monde, une truite du rio Quindio, délicieuse, avec patacon (sorte de papadom de pomme-de-terre) et arepas fritas (galettes de maïs)… Miam !

 

Ensuite, nous nous trouvons une ‘finca hotel’ (ferme hôtel) à l'entrée de la Valle de Cocora, un délice de vie pastorale sortie d’un livre d’images… Les FARC sont bien loin, et nous partons en promenade sur la route, croisant un certain nombre de Jeeps Willys (!) bondées de gens, animaux et marchandises…

 

Adorable (mais devenant vite fraiche) soirée sur la terrasse, à regarder les colibris voleter de fleur en fleur, ainsi que les grands ‘Barranqueros’ (?) picoter les bananes que la patronne leur dispose sur un perchoir… Dans l’annexe, le patron traite la traite du jour en déversant de grands bidons de 30 litres de lait dans un frigo artisanal…

 

Heureuse vallée, on vous dit !