Aujourd'hui nous avons le choix entre une baignade en rio (à 12 km au sud, mais pourrons-nous passer ?) ou un cours de… salsa ! Cali est en effet une (la ?) capitale mondiale de ce trémoussement rythmé : Il en existerait plus de 2000 clubs ! Et malheureusement, ou heureusement, ils ne fonctionnent que du jeudi au dimanche…

 

Donc nous choisissons la trempette en rivière, un taxi nous rassure sur l’accès et nous y amène plein sud, à travers 12 km d’une grande avenue-autoroute urbaine bordée d’espaces verts et de palmiers du plus bel effet ; puis, après quelques lacets, il nous dépose à l'entrée de l’Ecoparque Pance (du nom de la rivière).

 

Nous nous engageons un peu et, après avoir croisé un ‘guatin’ (mangouste ?), nous arrivons au rio, effectivement limpide, où quelques personnes sont assises sur des rochers ronds, et où nous faisons de même (surtout Sue). Sympa. Café à la guinguette la plus proche, où nous croisons (je crois) deux oiseaux serpentaires… seuls autres clients du lieu.

 

Le retour est un chef d’œuvre. Pour changer, nous décidons de prendre le ‘bus recreativo’, une sorte de ‘petite ceinture’ qui nous fait faire le tour complet de la ville en…2 heures ! Pour oublier ça nous allons nous taper une ‘chuletta de cerdo’ au Zaguan d’hier soir. Suivie 2h plus tard d’un ‘apéro’ identique à celui d’hier : aguardiente et jugo de lulo !

 

Et puisque nous quittons la Colombie demain, comment résumer nos impressions ?

  • Grand comme 2 fois la France, presque 50 Mhab, des villes énormes et bien organisées*, un réseau routier et aérien impressionnants, la Colombie n’est pas un petit pays négligeable ;
  • Mais, seulement 75ème IDH du monde, elle rencontre les problèmes d’un développement inégal, cette inégalité frappant surtout les ‘campesinos’ et les ‘indigenas’, qui souvent se confondent ;
  • Et les noirs dans tout ça ? On les cherche, et on en trouve peu, mais tous dans des boulots de bas d'échelle ou carrément dans la mendicité ;
  • A part ça les Colombiens sont tous très gentils avec nous, et comme ils parlent le ‘meilleur espagnol du continent’ nous avons dans doute mangé notre pain blanc en premier…

 

 

*Pour preuve la numérotation des rues et le système de bus TransMilenio.

Toutes les villes sont quadrillées de ‘carreras’ (nord-sud) et de ‘calles’ (est-ouest), rendant le repérage (théoriquement) plus facile…

Le système de bus TransMilenio a été implanté dans les grandes villes au tournant du XXI siècle ; il consiste en une large zone réservée au centre des grandes avenues, dont le milieu est occupé par des gares ou stations où les passagers sont sur des quais protégés des intempéries (toits) et des accidents (accès aux bus par portes automatiques). Magnifique.