Deux précisions avant de continuer :

  • Malgré le brouillard du début, nous avons vraiment beaucoup aimé le Machu-Picchu, colossale mais harmonieuse relique d’une civilisation admirable et toujours très attirante (même pour les non Tintinophiles)
  • Malgré la perte d’une carte bancaire le soir, nous avons le sourire ce matin, d’abord parce que la carte a été bloquée, et ensuite parce que le neveu Stéphane va nous en apporter une toute neuve le 9/12 à Santiago !

 

Entonces, todo va bien ! Et si je n’avais pas rendu son rhume à Sue (éternelle navette…), on pourrait même dire que la vie est belle ! N'empêche qu’on a drôlement bien fait de rester un jour de plus à Cuzco, d’abord pour nous reposer (MP, rhumes,…) mais aussi pour mieux voir la ville qui, elle, il n’y a aucun doute, était bien la capitale de l’empire Inca.

 

On le constate un peu partout en ville par les restes de murailles (à la fameuse inclinaison inca), les rues étroites, rectilignes et pavées, et les grandes places ouvertes, entourées d’arcades, et flanquées d’une ou deux églises de pierre brun-rouge, si agréables pour toute la population en ce dimanche matin. Agréables, les places, plus que les églises qui nous ont paru un peu vides par rapport à celles du Brésil ou de la Colombie (bourrées) et de l’Ecuador (bien pleines). Il résulte de tout ça une atmosphère calme et heureuse qui restera pour nous la marque de Cuzco.

 

A la veille de quitter le Pérou (après-demain, car nos billets Cuzco-Puno sont pris pour demain), petit bilan d’ensemble de ces 9 jours :

  • Comme tous les pays andains, à des degrés divers, le Pérou semble bien en voie d’USisation : les DABs proposent aussi des dollars (en plus des Soles), les prix sont souvent libellés en dollars, l’essence est vendue par US gallon (3,785 litres !),  les touristes gringos sont très présents…
  • Sur le plan politique, apparemment plus question du Sendero Luminoso, la branche armée du communisme ‘indigéniste’ du pays, qui a fait beaucoup parler de lui dans les années 1970 (dizaines de milliers de victimes), surtout dans la région de Cuzco...
  • Socialement, certes les inégalités existent, mais peut-être de façon moins extrêmes qu’ailleurs (?) ; peut-être est-ce artificiel, un effet indirect de la  qualification pour la coupe du monde de foot, mais on a l’impression d’une certaine ‘unité’ : la grande présence des coutumes traditionnelles (costumes, musique, histoire, gastronomie,…) ne semble pas seulement motivée par des raisons touristico-commerciales mais par quelque chose de plus profond qui fait penser à un ‘sentiment de fierté nationale’ peut-être plus authentique qu'ailleurs ?
  • Enfin, pas rencontré une seule  personne de type africain : le Pérou était-il totalement à l'écart de la traite négrière ? Ah, non, j'oubliais : les deux buts de la qualification ont été marqués par les deux plus foncés des joueurs…