Je suis peut-être allé un peu vite l’autre jour en jugeant que la ville en faisait peu pour les piétons… Les 10 km (au moins) que nous avons marchés aujourd’hui prouvent le contraire : grandes avenues, belles perspectives, monuments impressionnants, certes ; mais sans oublier les larges trottoirs, les nombreux parcs et jardins (surtout vers le nord-ouest), et les bons réseaux de bus et de métro (à des prix défiant toute concurrence). Voilà une injustice réparée.

 

En fait, il nous a bien fallu 4 jours pour ‘faire le tour’ (façon de parler…) de BA et de commencer à sentir ‘battre son âme’ (…) : une base espagnole, quand même, (langue, codes sociaux,…), à laquelle se sont ajoutés des éléments indigènes (l’attrait de la nature, le goût des grands espaces,..) et méditerranéens (l’exagération, l’orgueil). Ce mélange se lit dans la grande ville, à tous les coins de rue. Et des coins de rue, aujourd’hui, nous en avons fait un paquet :

 

  • Matin : Bus jusqu’au cœur de ville, la Plaza de Mayo – Retracé de notre itinéraire de l’autre jour sous les arcades… - Contemplation de la Casa Rosada, et des graffitis du ‘devoir de mémoire’ – Coup d’œil à la Cathédrale, sans grande saveur ni grande ferveur – Visite d’une pharmacie-musée de 1834, et d’une librairie de 1785 ! – Arrêt au Cabildo, initialement construit en 1540, et dont un petit film montre à quel point il est au cœur de toute l’histoire du pays – Et puis, pour rendre hommage à la ‘gastronomie’ argentine, dégustation pour déjeuner d’une énorme parilla de barbaque ! La seule du séjour mais dont nous nous souviendrons…

 

  • Après midi : Metro jusqu’au nord-ouest (Las Heras) – Visite du cimetiere de Recoleta, sorte de Père Lachaize local, bourré à craquer mais de mausolées, tous plus somptueux et matuvus les uns que les autres, même celui plus sobre de Eva Duarte-Peron, morte d’une leucémie en 1952 – Flânerie à travers les petites places-parcs du nord-ouest, dont Francia, Mitre, Evita… - Passé devant la maison du couple Peron, abritant la ‘commission du souvenir’ les concernant – Redescendu tout le quartier Recoleta jusqu'à chez nous (avec arrêt-glace obligé)

 

Écroulés, après douche (il a encore fait 35), devant ‘Le jour de la marmotte’ à la TV, diné d’une demie tomate (sans blague) et dodo.