Que d’eau, que d’eau ! Et que de monde, que de monde ! M’enfin, faut pas trop se plaindre : un samedi, en pleines vacances d'été, et un 30 décembre en plus, rien de plus normal qu’il y ait beaucoup de monde pour voir ‘une des 7 merveilles du monde’ - diplôme « accordé en 1993 par un milliard de votants », comme dit la pub…

 

Eh ben c’est vrai que c’est une merveille. Et pour le même prix on a même deux merveilles : les chutes d’eau, mais aussi le réseau de passerelles formidable qui permet de les observer d’incroyablement près. Tout comme au Perito Moreno : le glacier et les passerelles. Remarquablement bien faites, inox-alu-bois sur plots de béton, en plusieurs circuits (inférieur, supérieur, Garganta del Diablo) totalisant plus de 5 km !

 

Donc, lever tôt, petit dej (très médiocre), foncé au Terminal, grimpé dans un des bus ‘Rio Uruguay’ qui semble faire la loi ici, un peu comme si pour aller à Gavarnie on nous proposait des bus ‘La Provence’… Queue à l'entrée du Parc, queue au petit train intérieur (les distances sont grandes), queue sur la longue passerelle (1 km !) qui mène a la Garganta del Diablo…

 

Mais à l'arrivée, quel spectacle ! Une sorte de gigantesque fer à cheval dans lequel convergent plusieurs bras de l’Iguazu, avec pour résultat une énorme chûte grondante et bouillonnante, en partie masquée par ses propres embruns qui remontent sans cesse vers nous en une sorte de brumisation permanente…

 

Et ça, ça n’est qu’une partie de la vingtaine de chutes disposées en arc-de-cercle sur près de 2 km, le tout débitant jusqu'à 6000 m3/sec, six millions de litres par seconde, aux plus fautes eaux, et que nous allons visiter, côtoyer, effleurer même, tant au long du circuit inférieur que du circuit supérieur… En plus, le soleil s’est mis de la partie, enjolivant nettement le spectacle.

 

Finalement, lorsque nous décidons de rentrer, en milieu d'aprèm, nous aurons marché une bonne dizaine de km, dont la majeure partie à travers la jolie Forêt Atlantique, ou ce qu’il en reste… Feuilles géantes, lianes, bambous, epiphytes sur les troncs et les branches des arbres… Sans parler de la faune, en particulier des ‘coatis’, petit marsupiau à la queue rayée, qui s’est si bien habitué aux visiteurs qu’il les attaque maintenant carrément pour un bout de sandwich ! Et ce n’est pas de l'exagération, nous pouvons en témoigner…

 

Demain nous remettons ça, mais du côté brésilien !