Ce voyage se termine sur une (vraie) mauvaise et une (presque) bonne nouvelles. La vraie mauvaise, c’est que j’ai ‘perdu’ 80% de mes photos de ces deux derniers jours sur Sao Paulo… Enfin, quand je dis ‘j’ai’, je n’y suis pour rien : c’est toujours le même problème de gestion de la carte d’extension mémoire sur lequel je n’ai aucune prise. Quant à la presque bonne nouvelle, c’est le message reçu de Latam, la Cie aérienne sud-américaine qui doit nous rembourser deux billets, qui nous annonce que ‘notre cas’ est toujours « en cours d'étude », et ceci après plus d’un mois de silence… J’aurais pu ajouter que le voyage se terminait aussi par un gag, car le signataire du message Latam est un certain… ‘Hugo Castro Pinochet’ ! Et pourquoi pas ‘Victor Lénine Hitler’ tant qu’on y est !!

 

Le Terminal Rodoviario da Tiete ce matin est une véritable ruche : c’est samedi, il fait beau (enfin, presque), la plage n’est pas loin (50 km à vol d’oiseau, 80 par la route jusqu’au port de Santos), et du coup les 75 (oui, septante cinq) plateformes de départ sont bourrées, mais toujours dans une ambiance brésilienne…

 

Dans 6h nous serons à Rio. De temps à autre un mobile sonne et une voix s'élève, ce qui me fait penser à ce qu’un guide anglais (The Rough Guide to Brazil) écrit sur le brésilien : Brazilian Portuguese is a colourful, sensual language full of wonderfully rude and exotic vowel sounds, swooping intonation and hilarious idiomatic expressions...

 

Une fois passées les banlieues et la longue suite d’industries et hangars inévitables – quelle entreprise ne veut pas s’installer entre deux marchés de 10 et 20 millions d’habitants ? – l’autoroute entre SP et Rio traverse une jolie campagne vallonnée parsemée de lambeaux de Forêt Atlantique et de scènes bucoliques. Notamment celle-ci qui nous rappelle que nous sommes bien ‘sous les tropiques’ : une vache paissant paisiblement une herbe bien verte et bien fournie… mais sous un palmier ! En outre, la vache est souvent un zébu…

 

Une heure avant Rio, la route descend en lacets ce que des panneaux annoncent comme la Serra des Araras, très verte mais assez peu peuplée, qui nous rappelle que Sao Paulo est presque à 1000m d’altitude. Et puis voilà l'agglomération carioca qui commence, et qui semble ne plus finir, jusqu'à ce que se profilent devant nous les ‘deux mamelles’ de Rio : le Pao de Azucar et le Christo Redentor… Nous voici arrivés.

 

Taxi jusqu'à ‘chez nous’. Comme c’est bizarre de se retrouver dans la même situation qu’il y a 96 jours ! Le gentil Julio (fils de la propriétaire amie de la femme brésilienne de Didier, got it ?) est là qui nous ouvre la porte et nous remet notre jeu de clés. Nous allons faire un petit tour jusqu’au funiculaire du Corcovado, à 200 m de la maison, puis à peine plus loin au Musée International des Arts Naifs, hélas fermé ce soir. Petites courses à la supérette du coin de la rue, et dinette maison.

 

Demain sera le 97ème jour, et donc le J-3…