Réveil libre sous un ciel blanc-gris annonciateur de pluie (?). Alors grasse mat suivie d’une grande sortie :

  • Bus en bas de notre rue jusqu'à Largo Machado puis métro vers le nord jusqu'au quartier d’Urugayana (marché, en sommeil ce dimanche matin) et de l’imposante église La Candelaria ; forts de notre expérience de Sao Paulo*, nous avons chaque fois montré nos passeports et voyagé gratis (!) ;
  • Malgré de longues recherches, impossible de trouver le Museo de la Cidade de Rio, donc direction les anciens docks et le Museo do Amanha, le musée de demain ; observé un certain temps, en passant, les performances des poissons volants dans la baie, qui sautent bien (jusqu'à 50 cm en hauteur et 2 en longueur !) mais se reçoivent très mal, retombant n’importe comment !
  • Visité (entrée gratuite pour les ‘idosos’ bien sur) le très beau musée tout neuf (2015) consacré à demain, donc d’abord à hier puis à aujourd’hui, et surtout préoccupé de nous faire prendre conscience des problèmes d'environnement… Très numérique, très interactif, très bien fait.
  • Cassé une petite graine (au poids) dans un self de l’ancien port (bon poisson) puis monté sur le Morro (colline) San Bento pour visiter l’église incroyablement chargée de dorures et d’angelots, et malheureusement pas le beau monastère du 16e pourtant bien conservé mais non ouvert aux visites ;
  • Redescendus sur les anciens quais car attirés par une musique extrêmement rythmée (grosses caisses, maracas, sifflets) pour découvrir une école de samba en pleine répète : O Bloco de Trepadeiras, le club des ‘lianes’ (…), une centaine de filles et femmes nippées n’importe comment (vraiment !) mais le sourire au lèvres et adorant visiblement cette répétition pré Carnaval ! Et nous donc !
  • Continué à pied jusqu'au départ des bateaux de la baie de Guanabara (Rio) pour prendre les horaires, et les prix pour demain : c’est gratuit bien sur pour le 3ème âge !
  • Rentré en taxi mais en demandant au chauffeur de faire un détour par l'aéroport Santos-Dumont, premier aéroport de Rio construit sur du terrain remblayé sur la baie, et qui jouxte la petite ile de Villegagnon** dont parle Rufin dans ‘Rouge Brésil’ : hélas, pont interdit par la Marine brésilienne, et nous faisons donc demi-tour et retour à la maison.

 

Repos et dinette à la maison.

 

* le métro de Rio n’est pas mal mais pas aussi sophistiqué que celui de Sao Paulo : si tous les deux annoncent où se trouve le prochain train, celui de SP affiche le nb de voyageurs de chaque wagon pour aider l’usager à choisir à l’avance où il va monter ! Et si dans les deux réseaux les wagons ne sont pas isolés mais connectés ouvertement les uns aux autres, le système de séparation vitrée entre quai et train, avec double porte, est plus répandu à SP qu'à Rio ; enfin, chapeau aux Brésiliens qui se battent dès que nous apparaissons pour (Sue appelle ça ‘l’effet cheveux blancs’) nous laisser la place assise (s’) ou nous faire passer devant dans les files d’attente ou carrément nous pousser dans la file des ‘preferenciales’ (‘prioritaires’)…

 

**En 1560, le Chevalier, et Amiral, de Villegagnon part sur ordre d’Henri II avec 600 colons pour établir une colonie française ‘en Antarctique’ ; arrivé à Rio, il construit un fort sur la petite ile, établit de bonnes relations avec les indigènes, mais se fait anéantir par les Portugais, en place et bien plus nombreux, au bout de 2 ans… Plus sérieux que le roi Antoine de Patagonie mais même résultat.