Et nous y voilà ! Embarqués à 17h dans le Boeing 777-300 du vol Air France AF0443 de 17h40 entre Rio et Paris CDG, arrivée 07h40 demain matin mercredi 10 janvier 2018 – une avalanche rassurante de détails sans intérêt -, nous sommes dans un état mitigé : à la fois ivres de découvertes quotidiennes, tristes d’abandonner cette existence itinérante (et insouciante…), et contents de retrouver amis (demain) et familles (bientôt). Un retour à la ‘vraie vie’, quoi.

 

Aujourd’hui, après avoir salué notre hôte-lier Julio, et quitté cette grande et belle maison de Cosme Velho, départ en bus, avec nos sacs, pour le Jardim Botanico de Rio où nous devons déjeuner avec nos amis Lebreton venus de leur forêt d’Iracambi (peut-être même spécialement ?) pour terminer, comme le dira joliment Binka, leur rôle de serre-livres à nos pérégrinations circum sud-américaines… Enfin, serre-livres locaux, car Marie-Claude puis l’ami Didier joueront aussi ce rôle à Paris demain, et bien sur Françoise et Jean-Pierre à Tarbes et pour de bon.

 

Ce Jardim Botanico est encore une belle chose que propose Rio. Créé en 1808, il occupe une vaste surface à l'extrémité sud de la ville, et, comme nous avons choisi exprès le bus le plus long (1h de trajet), nous avons pu effectuer une sorte de tournée d’adieu à tous ces quartiers aux noms chantants et qui signifient maintenant quelque chose pour nous : Larangeiras, Gloria, Botafogo, Urca, Flamengo, Copacabana, Ipanema, Leblon… Mais le Jardim nous a aussi permis de faire une tournée d'adieu aux plantes rencontrées au cours de notre périple : palmiers impériaux si élancés, ficus aux troncs encombrés de racines, faux poivriers de mon enfance, buissons aux feuilles énormes, arbres à ‘jack-fruits’ (grosses boules obscènes poussant à même le tronc), orchidées et épiphytes, plantes carnivores (ou plutôt insectivores), nénufars géants (jusqu'à 2,5 m de diamètre et pouvant supporter 45 kg), etc. etc. etc.

 

Malheureusement, ou heureusement selon le point de vue où l’on se place, cette dernière promenade aura sonné le glas de notre intelliphone, dont l’objectif photo n’a pas résisté à un cahot de bus particulièrement violent qui m’a projeté contre un montant… Résultat : pas de photos du dernier jour, et retraite définitive du Acer ‘double - carte Sim’ acheté spécialement (64€, pas assez cher ?) pour le voyage et qui aura vaillamment, même si de façon souvent aléatoire, fait son boulot de messagerie / photographie / internet / GPS / ordi / et j’en passe... Mais, rétrospectivement, quel bol nous avons eu que cette mise hors-service se produise le dernier jour ! Incroyable : Hasard Akbar !