Ce matin réveil libre. Puis, après quelques dispositions pratiques en ligne, nous prenons le bus avec notre Sube (0,30€ le ticket bus ou metro, ce qui ne colle pas du tout avec le niveau de vie européen) à travers toute la ville jusqu'au quartier de la Boca, tout au sud. L’occasion d’apprécier la taille du ‘monstre’, sa diversité et, aussi, son unité. Diversité évidente de niveau de vie entre les quartiers. Unité dans la conception urbaniste d’ensemble : beaucoup pour la voiture (l’Avenida 9 de Julio a… 16 bandes de roulement !), un peu pour les piétons (grandes places, quelques parcs), pratiquement rien pour les vélos (et pourtant c’est plat).

 

Nous voilà à La Boca, sud, plus exactement au Caminito, naguère petit chemin de garage chanté en tango par Carlos Gardel (et aussi par Monique et moi les après midi de forte chaleur au Maroc, quand nous n’avions pas le droit de sortir, seulement celui d'écouter les 78 tours des parents, en boucle…), aujourd’hui royaume multicolore des artistes et artisans de tout poil (adorables petits objets, magnifiques danseurs, pro, de tangos devant les restos, incroyable densité et qualité des panneaux muraux… expressionnistes), et aussi des… touristes qui s’y pressent très nombreux. Mais c’est aussi et surtout, historiquement, le quartier de l’embouchure, de l'arrivée des immigrants (Aristote Onassis parmi eux), et donc un quartier encore aujourd’hui très populaire, au sens socio-économique du terme. Et enfin, c’est le quartier du foot-roi, celui de Boca Juniors, de Maradona l’ancien et de Messi le bien nommé (pour Barcelone et l’Argentine), et c’est avec une certaine émotion – que j’essaye de faire partager à Sue – que nous marchons jusqu’au stade.

 

Un sandwich plus tard (un de bife et l’autre de chorizo), et nous reprenons le bus 64 pour la Plaza e Mayo et le quartier San Telmo, véritable début historique du premier village de Buenos Aires, et notamment la Calle Defensa aujourd’hui célèbre pour sa foire à la brocante qui s'étend sur près de 2 km !

 

Retour maison, après une petite glace de chez Daniel (un ‘creator de helados’ près de chez nous), quelques menues courses (fruits), et nous sommes prêts pour…passer la nuit de Noel chez nous. Il faut dire que nous avons tout fait pour chercher une église anglicane (oui, il y en a plusieurs, et même une cathédrale) ouverte et active, mais en vain. Donc ce sera BBC World et TV5 Monde autour d’un petit dîner simple mais savoureux…

 

Le temps s’est remis au beau et chaud, donc demain… chasse au tigre !